Il n’y a eu que peu de suspens ce weekend aux 24h du Mans. Toyota, grand favori a confirmé son statut pour s’adjuger la victoire. Seul suspens du weekend sarthois : le numéro de la Toyota gagnante ! Que peut-on donc tirer de cette édition ? Sport’house fait pour vous le tour et le tri, c’est parti pour le débrief !

Le Mans, une histoire de cycle

Orphelin de Porsche, le championnat WEC (FIA World Endurance Championship) et plus particulièrement la catégorie des LMP1 ne connait aujourd’hui plus véritablement de concurrence acharnée ni lutte de pouvoir. Seule au monde, la grande firme nipponne Toyota semble donc bien partie pour perpétuer la « tradition » mancelle de cycle. Audi, Porsche ou encore Ferrari dans les années 60, tous ont connu un cycle vertueux de victoire sur le circuit de la Sarthe avec un minima de 3 sacres consécutifs. Ultra dominatrice, il est aujourd’hui bien difficile de trouver des arguments en faveur d’un potentiel rival.

À deux c’est mieux !

2 voitures, 2 équipages ultra professionnels, 2 suspicions de crevaisons, un doublé sur le podium et une deuxième victoire consécutive… inutile donc de préciser le chiffre gagnant de cette édition (le deux si jamais vous lisez en diagonale) ! Elancée en tête, la décision finale n’a finalement tenu qu’à un fait de course et aux deux arrêts prudents de la Toyota n°7. Cette dernière a dominé la course quasiment de bout en bout et a cédé donc sa place à moins d’une heure de l’arrivée au profit de la Toyota n°8, de la « confrérie des anciens de la F1 » : le trio Buemi, Nakajima, Alonso. Une fois encore… le 2 est présent puisqu’il s’agit d’un doublé pour cet équipage.

Derrière les Toyota TS Hybrid… la lutte pour la 3ème place a comme souvent été décidée par la nuit Mancelle et en l’occurrence par le dérapage inattendu de la Rebellion de Berthon, Laurent et Menezes. Après une intervention éclaire dans les stands, la Rebellion subira un nouveau problème dans la matinée réduisant à néant les derniers espoirs de jouer les troubles fêtes face à Toyota.

On se rattrape avec le dessert !

Finalement, le suspense et les enjeux étaient nettement plus présent dans les catégories inférieures avec la victoire « made in France » en LMP2 d’Alpine mais aussi en catégorie LMGTE AM. Avec sa réputation de compétition GT la « plus relevée du Monde », les regards les plus avisés étaient donc tournés vers les GT ce weekend. Si cette réputation est plus un effet d’annonce qu’une réalité, la lutte a tout de même été intéressante. La victoire de Ferrari et son accession à la première place du championnat dans cette catégorie permet également de relancer l’intérêt du WEC. Une victoire de Ferrari sur un circuit mythique… il faut vraiment être fine bouche pour ne pas trouver de beauté à la chose !

Ce long métrage 24h du Mans 2019 a donc livré une nouvelle fois un scénario prévisible avec les ingrédients habituels. Toutefois, le WEC reste un championnat plutôt disputé et ce, sur des circuits mythiques, ce qui lui permet de conserver toute l’attention des passionnés. Les plus férus attendent tout de même avec impatience 2020/2021 avec l’introduction de la catégorie Hypercar en remplacement de la LMP1 ! Pourquoi ? Tout simplement parce que cette nouvelle catégorie permettra de rebattre les cartes dans un jeu devenu trop lisible. McLaren, Ferrari, Toyota, Oreca, Ligier, Dallara… du beau monde est d’ores et déjà sur le coup !


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Le petit + : 

Le “Test Day” des 24h du Mans ! 

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