Après un premier projet intitulé “La Traversée Bike Cœur” et dédié au financement d’une prothèse de bras pour Jérôme Chotard, Baptiste Blasco se lance un nouveau défi. Sport’s House est parti à sa rencontre et va désormais suivre les aventures de ce fan de VTT.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle, Baptiste Blasco, j’ai 25 ans. Marié et un enfant. Je fais du sport depuis que je sais marcher. J’ai pratiqué le tennis, le football, beaucoup de rugby et du vélo.

Depuis quand et pourquoi pratiques-tu le VTT ?

J’ai commencé quand j’avais 10 ans et je suis parvenu à être vice-champion d’Ile de France. J’ai fait une pause de 15 ans durant laquelle je me consacré exclusivement au rugby. J’ai finalement repris le vélo et il y a un an et demi, avec mon père, on s’est lancé le défi de traverser la France en vélo.

Pourquoi avoir arrêté le rugby ?

Je pense que j’ai fait le tour de ce sport. Je n’avais plus la même envie qu’avant. Je n’aime pas faire les choses à moitié, surtout dans le sport.

Qu’aimes-tu dans le sport de manière générale ?

Le dépassement de soi. Se mettre à l’envers et tout donner. J’ai eu la chance de faire du rugby qui est un sport collectif. Un sport de cohésion où tu es obligé de compter sur le copain à côté pour que ça fonctionne. C’est comme ça que je conçois le sport. Que ce soit en équipe ou en individuel. Sur le vélo, même si tu es tout seul dessus, il y a toujours des gens autour de toi. Je ne conçois pas le sport autrement.

Du coup, tu ne ressens pas de manque du sport collectif quand tu fais du VTT ?

Non parce que durant la préparation, les entraînements, la compétition, je ne suis jamais seul.

Peux-tu nous parler de ton projet ?

Ça découle de l’année passée où on s’est lancé le défi de traverser la France. De Roscoff en Bretagne à Hendaye, à la frontière espagnole. Nous avons réalisé cette traversée pour financer la prothèse d’un homme qui avait perdu son bras. C’était long, à des moments assez compliqué. Mais j’aime le dépassement de soi et j’ai retrouvé cette sensation durant le parcours. Cette année, via le “TRT Cycle“, on recommence avec des courses « sympathiques » mais surtout avec une finalité tournée sur l’aspect sportif.

Quels sont tes objectifs ?

Tout d’abord terminer les courses (rires).  Vu la difficulté qui s’annonce, ça va être le premier objectif. Au cours de l’année, d’autres vont s’ajouter selon mes sensations et les résultats des courses. L’an passé, je n’étais pas du tout sur le principe de courses « longue distance ». On avait axé la préparation sur la traversée de la France, qui n’était pas une mince affaire. Cette année, il y a cette dimension de course qui permet de retrouver ce côté compétition. Un aspect absent lors de la précédente saison. Ce coup-ci, je vais savoir ce que je suis réellement capable de faire.

As-tu des craintes ?

Ce sont des courses qui font entre 83 et 140km avec des dénivelés corsés et qu’on ne trouve nul part ailleurs. Je vais m’entraîner pendant une année pour ça. Mes craintes sont donc de ne pas aller au bout.

Quelle est la course à ne pas manquer ?

La saison va tourner autour de la MB Race au mois de juillet prochain. C’est la course de VTT considérée comme la plus dure au monde (140km / 7000m de dénivelé positif). Elle va être compliquée, comme la saison, mais je me suis bien entouré cette année au niveau de mon staff.

“Ce défi, c’est celui d’une équipe’

 Aujourd’hui, on ne parle pas assez des personnes qui aident les sportifs à atteindre leurs objectifs, que ce soit au niveau préparation, médical, soutien moral. Quel est ton avis sur le sujet ?

Je suis d’accord. La finalité, on peut dire que c’est la course. C’est le résultat qu’il y a au bout. Mais comme expliqué plus tôt, j’ai un an de préparation durant lequel, je ne suis pas seul. Ce défi, c’est celui d’une équipe. Il y a deux préparateurs physiques, un préparateur mental parce que je me suis rendu compte que cette dimension était fondamentale, notamment avec des courses comme la MB Race où tu as des hauts, des bas. Des moments où tu rencontres des douleur physiques, mentales. Il y a également la famille qui joue un rôle important dans ce projet. Je m’entraînement régulièrement avec mon père. J’ai le soutien de ma femme, ou encore de ma mère qui s’occupe de la logistique.

Recherches-tu de nouvelles personnes pour vous accompagner dans ce défi ?

Évidemment. Plus on est entouré, mieux c’est ! Un kinésithérapeute, un nutritionniste. Ce serait un gros plus et ça me permettrait d’arriver dans une meilleure condition physique, de mieux récupérer…

Pour que ce projet se réalise, tu as besoin de financements, de partenariats. Comment se déroule cet aspect ?

On marche beaucoup avec des partenaires, des sponsors. Plus on arrive à en avoir mieux c’est, forcément. Ça évite également d’avoir à sortir de sa propre poche les fonds nécessaires. Il faut prendre conscience que pour parvenir à réaliser un tel projet, il faut du matériel de qualité. Et le matériel de qualité, ça coûte cher. On ne peut pas prendre le vélo 1er prix et espérer performer.

Pourquoi avoir choisi Sport’s House pour t’accompagner dans ce projet ?

Je démarre sur un projet qui est, de mon point de vue ambitieux, à l’image de Sport’s House. Du coup, c’est pour moi logique de m’associer à ce média et de faire un bout de chemin ensemble.

Tu peux compter sur nous pour te suivre dans tes aventures !

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