Les acccords Concorde vont subir des changements afin d’assurer une plsu grande équité.

Impulsés par le nouveau promoteur de la Formule 1 Liberty Media, les Accords Concorde devraient entamer très prochainement leur mue afin de limiter les coûts et assurer l’équité sportive en piste. Budget limité et pièces standardisés, les sujets qui fâchent ne manquent pas et ce, sans compter sur le comportement contre-productif de l’écurie la plus historique qui soit : La Scudéria Ferrari.

Niveler la F1 pour plus d’équité

C’est la grande idée des accords. Dans le principe, la standardisation de certains éléments mécaniques et aérodynamique devrait permettre de réduire l’écart de performances entre les différentes écuries du plateau. Dans les faits, cela semble cohérent mais encore faut-il que les éléments soumis à cette règle soient des éléments vecteurs significatifs de performances. Par exemple : moteur, boite de vitesse, ailerons avant et arrière. Pour le moment rien de tel n’a été évoqué ce qui tendrait à grandement limiter l’impact de cette règle.

Pour niveler un peu plus le niveau, il a donc été imaginé de limiter les budgets alloués au fonctionnement des écuries. Une fois encore, l’idée parait bonne sur le papier sachant que cette limite briderait principalement les grosses écuries rendant ainsi la première règle plus efficace : moins de budget = moins de soufflerie et moins de personnel et de ce fait plus d’équité sportive. La limite est virtuellement fixée à 300 millions d’euros. Certains patrons comme Cyril Abiteboul de Renault juge cela amplement suffisant mais qu’en est-il du côté de Mercedes ou encore Ferrari dont les budgets titillent les 450 millions d’euros ?

Les gros sortent les muscles !

Dans les grandes lignes, tout le monde semble d’accord pour agir, assurer la meilleure équité sportive et stopper la course à la dépense. Toutefois, comme évoqué plus haut, difficile de brider ceux qui font la popularité de ce sport et qui aujourd’hui disposent de presque tous les droits.

Avec Mercedes et Ferrari en tête, les gros disposent de nombreux arguments pour contrer et tuer dans l’œuf les idées de réforme. De ce fait, pas de standardisation, c’est contre « L’ADN même de la formule 1 ». Comment en effet réfuter cela alors que l’un des principes même de ce sport a toujours été l’innovation ? Concernant les coûts, les gros n’ont pas peur de tirer sur la corde sensible en évoquant la nécessité de licencier du personnel pour pouvoir respecter le cadre budgétaire. Hors de question pour Ferrari par exemple de réduire les coûts de son simulateur hi-tech ou encore de sa soufflerie « quasi-neuve ». L’arme fatale de Ferrari

Malgré les objections, la plupart des écuries souhaitent tout de même conclure un accord. Très certainement moins significative que dans le projet de départ, la volonté de réforme reste tout de même majoritaire. Ainsi, les écuries devraient se voir présenter ce mois-ci une première ébauche, une forme de pré-accord en somme. Celui-ci n’exclura pas les possibilités de modifications dans les mois qui suivront. Toutefois… Ferrari ne semble pas être prête au changement. C’est à ce moment précis que la F1 démontre une fois de plus que le fort écrase le faible. En qualité de constructeur historique, Ferrari dispose plus ou moins tacitement d’un droit de veto. En réalité, ce droit repose uniquement sur le fait que si la FIA et Liberty Media statuent sur des mesures déplaisant à Ferrari, cette dernière se retirera purement et simplement de la F1.

Les accords Concorde sont donc loin de permettre d’atteindre les objectifs étant les causes mêmes de leur existence. Une fois encore la Scudéria Ferrari dispose de son moyen de pression habituel et comme toujours ne semble pas prête à lâcher quelques miettes pour la beauté du sport.


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