Insultes, agressions, dérapages médiatiques, l’homophobie dans le sport est aujourd’hui plus qu’un fléau. C’est devenu tristement la norme. Comme sur d’autres sujets, les instances pointent du doigt, piétinent pendant qu’en parallèle les affaires se multiplient.

Les saisons se suivent et se ressemblent

En 2019, les affaires d’homophobie n’ont cessé d’éclore. Certaines ont fait beaucoup de bruit comme l’affaire Folau ou l’agression de Gareth Thomas par un adolescent de 16 ans. D’autres… passent inaperçues ou presque. D’une banalité affligeante, c’est avant tout dans les stades que l’homophobie reste fortement présente. Chants, insultes chaque fait de jeu est une bonne occasion pour sortir des propos homophobes. Ces habitudes ne sont certainement pas révélatrices d’une réelle pensée, en tout cas pas pour une majorité, mais ces habitudes ont le défaut d’être ce qu’elles sont : des habitudes. Tout comme les cas de racisme, l’homophobie n’a également plus sa place dans le sport et pourtant  le sujet est encore source de divisions.

Sensibilisation, pour quoi faire ?

Des campagnes de sensibilisation ont été faites, des avancées sociales ont été réalisées et pourtant, l’homophobie avance et gagne du terrain. En effet, d’après son rapport annuel, l’association anglaise de lutte contre les discriminations dans le football « Kick it out » a comptabilisé une hausse de 9% des actes homophobes dont la moitié dans le milieu professionnel.  Parallèlement à cette étude, « Football V Homophobia » évoque que 63% des supporters de la communauté LGBT ont été victimes ou témoins d’actes liés à leur sexualité pendant un match et ce sur une saison.

Malgré les efforts déployés, l’homophobie est donc en hausse. Réelle problème de mentalité ? Pas que. Ces affaires puisent aussi dans les coutumes de certaines communautés fortement représentées dans le sport. C’est le cas pour l’affaire Folau. Les propos inadmissibles de la star australienne divisent la sélection avec d’un côté les joueurs d’origine australienne et de l’autre ceux issus des iles pacifiques, communauté réputé très pieuse. Si l’éducation ou les origines permettent de trouver une explication à certains actes, elles n’en sont pas pour autant des excuses ni une entrave à la lutte contre l’homophobie.

Luter et progresser, le modèle allemand

Si le sujet est aujourd’hui loin d’être clos en Allemagne, celui-ci est une priorité des instances. Que ce soit au niveau de la chancelière Angela Merkel ou à la DFB, le sujet de l’homophobie est aujourd’hui pris à bras le corps. Des progrès ont-il été réalisés ? A vous de juger. L’approche est, en tout cas, plus offensive. Depuis le début des années 2000, l’Allemagne et sa chancelière ne cessent de réaliser des progrès sur le plan social (droit à l’adoption, égalité fiscale, mariage…etc). Si ses progrès restent trop lent pour certains partis, la Chancelière peut néanmoins compter sur le soutien du monde professionnel avec en tête l’inévitable Bayern Munich.

Bien qu’en progression, le sujet de l’homophobie doit comme en Allemagne trouver ses défenseurs et aller de l’avant. Les obstacles de la banalité, de l’habitude de la culture et de l’identité communautaire sont  dores et déjà dressés. C’est pourquoi les défenseurs doivent eux aussi faire front à l’image d’Ulli Hoeness « Le FC Bayern Munich est prêt ». L’êtes-vous aussi ?

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