Objectif JO2024. Le samedi 22 juin dernier, Denis Masseglia, Marie-Amélie Le Fur, Tony Estanguet, Valérie Pécresse ou encore Roxana Maracineau étaient présent à Vaires-sur-Marne pour l’inauguration du 1er site olympique. Un stade nautique qui accueillera les épreuves de canoë-kayak et d’aviron lors des JO 2024. Sport’s House était sur place. Récit d’une journée ensoleillée.

Tout était réuni pour vivre une belle journée de sport. Du soleil, un ciel bleu à perte de vue, une température avoisinant les 30 degrés, des visiteurs souriant, des sportifs et l’inauguration d’un site magnifique. 350 hectares de superficie, comprenant trois rivières (loisirs, entraînement, compétition), un parcours de 2.200 mètres d’aviron et de canoë-kayak en ligne, un centre médical, une salle de musculation, un centre des médias et des hébergements. On pouvait également y trouver une exposition du patrimoine nautique avec notamment différents canoës utilisés à travers le temps pour les passionnés d’histoire. Les plus téméraires ont pu tester le ski nautique, le paddle, le rafting. Sans oublier l’inauguration du futur parcours olympique de canoë-kayak par Tony Estanguet.

« Ce site constitue le plus grand complexe au monde dédié aux sports de pagaie. Il est l’outil dont on avait besoin (…) et il va devenir la pièce maîtresse de notre développement » – Jean Zoungrana, président de la Fédération de canoë-kayak.

À 12h, les organisateurs annoncent l’ouverture officielle du parcours de canoë-kayak. Des pompes misent en place récupèrent l’eau du lac situé en amont.  Une fois l’activation faite, l’eau met entre 15 et 20 minutes à arriver. Dès que ces dernières sont coupées, l’eau repart naturellement dans les canaux puis dans le lac. Il n’y a donc pas de gaspillage. Un bon point pour l’écologie. Une fois l’ensemble du « circuit » alimenté et sous l’œil intrigué des spectateurs, Valérie Pécresse, Roxana Maracineau ou encore Tony Estanguet prennent place dans un rafting pour tester le parcours. Puis l’ancien champion olympique tricolore s’installe dans son canoë-kayak bleu blanc rouge et s’offre un brin de nostalgie. « Ça donnerait presque envie de replonger » explique-t-il après sa descente. De quoi mettre l’eau à la bouche aux futurs participants.

“Quel site incroyable. Il présente une bonne accessibilité pour nos équipes de France de para-canoë et para-aviron et je suis sûre qu’il sera un terrain de jeu hors normes aussi bien pour les athlètes que pour le public.”  Marie-Amélie Le Fur, championne handisport et présidente du Comité paralympique et sportif français.

 Un projet 5 étoiles

Le 1er coup de pelle a été donné fin 2015 mais le site a rencontré des complications. Notamment en 2016 avec les inondations. Des matériaux et des engins de construction se sont retrouvés sous l’eau. L’entreprise en charge a quitté le site pendant 3-4 mois avant de revenir et reprendre les travaux. Il y a donc eu du retard mais grâce à une bonne organisation et un travail admirable de la part des équipes en place, ce petit bijou a pu être livré à temps.

En plus d’offrir aux fédérations françaises d’aviron et de canoë-kayak un lieu digne de ce nom, le site de Vaires-sur-Marne souhaite s’inscrire dans le temps et offrir une expérience optimale à la population locale. “On souhaite depuis le début trouver un équilibre entre un équipement de très haut niveau et grand public” a indiqué Tony Estanguet. “Tout est modulable, pour que tout le monde puisse en profiter”. En effet, l’UCPA (Union nationale des Centres Sportifs de plein Air) va gérer le site durant les périodes où les équipes olympiques ne s’entrainent pas pour faire vivre le lieu et qu’il ne soit pas qu’un outil spécifique aux jeux de 2024. L’UCPA va devoir réfléchir à une manière de « vulgariser » le site pour qu’il soit accessible au grand public. En attendant et d’ici 2020, la base de Vaires-sur-Marne va servir de base d’entraînement aux fédérations avant de devenir leur camp officiel. Jackpot !

Vous l’avez compris, la base nautique de Vaires-sur-Marne met en lumière les ambitions et les moyens mis en place par la France pour les prochains jeux de Paris. Regarder droit devant, accompagner les sportifs dans leur progression mais aussi aider la population à s’ouvrir au sport. Premier pari réussi !


Le petit +

Pour construire le futur camp de base des fédérations françaises d’aviron et de canoë-kayak, 95 millions d’euros ont été déboursés. 85% du budget a été financé par la Région et les 15 autres par l’État. Ce projet titanesque a été confié à l’agence Auer-Weber, fondée en 1980 en Allemagne par Fritz Auer et Carlo Weber, et plus particulièrement à l’architecte de conception, Marcus Ehning.

Thomas Pain

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