Si vous n’êtes pas des passionné(e)s de chevaux, alors le horse-ball ne vous dis peut-être pas grand chose. Pourtant, ce sport équestre collectif  possède de nombreux adeptes en France. 

Des racines afghanes

Découverte en France en 1970 sous le nom de Pato Indoor, cette discipline tient une partie de ses racines de l’Afghanistan. Le Bouzkachi Afghan, sport national afghan et bien connu des fans de Rambo III, était en effet pratiqué par les guerriers moudjahidins avec une carcasse d’animal qu’ils devaient déposer dans un cercle posé au sol. L’appellation de horse-ball n’est apparue en France qu’en 1979, année pendant laquelle le premier championnat de France a été organisé. Et ce n’est qu’en 1988 que le horse-ball s’exporte en Europe par le biais de démonstration de l’équipe de France en Angleterre et au Portugal. La première Coupe d’Europe a eu lieu en 1992 en Belgique et la première Coupe du Monde en 2006 en Argentine.

IMG_4605.JPG
Héloïse Hallier en pleine démonstration de horse-ball au Centre Equestre du Jabron, à Puygiron (26).

Le cheval au centre du Code de conduite international

Le horse-ball peut de premier abord s’apparenter à un sport relativement violent, où le cheval semble être malmené. Pourtant, les règles qui s’appliquent placent bien évidemment le bien-être du cheval comme objectif prédominant. Dans cette discipline, comme dans les autres sports équestres, le cheval apparaît souverain et son environnement est très contrôlé. Une attention particulière est apportée à ses soins, son alimentation, sa santé, son hygiène, sa sécurité et ses conditions de transport, tel qu’énoncé dans le Code de conduite international. Ces dispositions visent à rappeler que le horse-ball ne va pas à l’encontre de l’intérêt du cheval.

Des règles pour garantir la sécurité du cheval et du cavalier

Une équipe de horse-ball se compose de 4 joueurs et 2 remplaçants. Le ballon est entouré de six lanières pour permettre aux cavaliers, munis de sangles de ramassage entre les étriers, de mieux s’en saisir lorsqu’ils se penchent. Le ramassage est d’ailleurs interdit à l’arrêt pour ne pas faire mal au dos du cheval. Pour marquer un point, une équipe doit effectuer un minimum de trois passes avant de lancer le ballon dans les arceaux verticaux situés à quatre mètres du sol. Seul le porteur de balle peut-être “attaqué” par ses adversaires. Enfin, pour le confort et la sécurité des chevaux, le horse-ball est pratiqué sur sable ou sur herbe et chaque cheval est équipé de protections au niveau de ses quatre membres.

IMG_4643.JPG
Le horse-ball, un sport d’équilibriste.

La France, nation dominante du horse-ball

Dans ce sport, la France domine presque sans partage les compétitions européennes et internationales. Chez les hommes, la France a remporté dix-huit titres en Europe (sur dix-neuf éditions) et trois titres dans le monde (en quatre éditions). Seuls l’Espagne et le Portugal ont pu contrecarrer l’hégémonie française. Et carton plein pour les féminines françaises qui ont remporté dix titres de championnes d’Europe et un titre de championnes du monde en autant de participation.

Spectaculaire et original, le horse-ball gagne à être connu et médiatisé dans notre société où les sports équestres rassemblent de nombreux licenciés. Cette discipline était à l’honneur le week-end dernier au Pôle international du cheval, à Deauville, pour la 3ème étape du Championnat de France.

Nicolas Inizan

Total
5
Shares

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.