Julian Alaphilippe en tête du classement général.

Un Français en jaune, des leaders à terre, des sprints très serrés! Débuté samedi 6 juillet, le Tour de France 2019 a livré ses premiers enseignements. Alors que le peloton fait relâche ce mardi, l’occasion est belle de revenir sur les dix premières étapes de la plus grande course du monde. 

Jumbo-Visma et Deceuninck-Quick Step sur le devant de la scène

Après quatre étapes, les deux formations s’étaient partagées les bouquets. Victorieuse au sprint par l’épatant Mike Teunissen lors de la 1ère étape, la formation néerlandaise s’est ensuite imposée sur le contre-la-montre par équipe. Avant des nouvelles victoires par l’inévitable Dylan Groenewegen et grâce à Wout Van Aert lors des 7ème et 10ème étapes! Entre-temps, c’est la Deceuninck-Quick Step qui a régalé. Portée par un Julian Alaphilippe des grands jours lundi, la formation belge a récidivé le lendemain avec le succès d’Elia Viviani au sprint. Les autres équipes n’ont pu que ramasser les miettes laissées par les deux meilleures équipes de l’année (39 victoires pour Jumbo-Visma, 48 pour Deceuninck-Quick Step). Peter Sagan, Dylan Teuns, Thomas De Gendt et Daryl Impey complètent le palmarès de cette première semaine de course.

L’équipe Jumbo-Visma totalise déjà quatre victoires en dix étapes.

Alaphilippe épate, Pinot piégé

Jusqu’à hier matin, les deux Français effectuaient un début de Tour de France remarquable et remarqué. Julian Alaphilippe est allé chercher, en solitaire, son onzième succès de la saison lors de la 3ème étape se terminant à Epernay. Avec en prime le maillot jaune qu’il convoitait tant. Dépossédé de sa précieuse tunique par le jeune italien Giulio Ciccone au soir de la 6ème étape, le meilleur puncheur du peloton ne s’est pas découragé. A l’attaque dans la dernière montée de la 8ème étape en compagnie de Thibaut Pinot, le natif de Saint-Amand-Montrond a grapillé de précieuses secondes pour repasser en tête du classement général.

Pour Pinot, pas de victoire d’étape mais une première semaine qui était proche de la perfection. Jusqu’à hier! Impressionnant avec la Groupama-FDJ lors du contre-la-montre par équipe, le Franc-Comtois a su saisir toutes les opportunités qui s’offraient à lui. Cinquième à la Planche des Belles Filles jeudi, seulement deux secondes derrières Geraint Thomas, le grimpeur Français a sauté dans la roue d’Alaphilippe samedi pour aller chercher la seconde place à Saint-Etienne. Résultat, il se retrouvait à la troisième place du classement général à 53 secondes d’Alaphilippe et 19 secondes devant le vainqueur sortant. Pourtant, le grimpeur s’est bêtement fait piéger par une bordure hier et se voit éjecté du top 10 (11ème à 2’33” d’Alaphilippe). Il va devoir cravacher pour rattraper ce retard alors qu’il semble l’un des plus forts parmi les favoris depuis le début du Tour.

Des défaillances et des chutes

Tous les coureurs n’ont cependant pas eu la même réussite que le duo Français. Jakob Fuglsang est tombé dès la première étape alors que Geraint Thomas est allé par deux fois au sol dans cette première semaine. Si aucun pépin physique n’est à signaler, la route jusqu’à Paris peut être semée d’embûches. D’autres n’ont pas eu autant de chance. Van Garderen, le lieutenant d’Uran, s’est cassé la main alors que De Marchi a lourdement chuté dimanche et a dû être transporté à l’hôpital. Depuis le départ, cinq coureurs ont quitté les routes françaises.

Jakob Fuglsang est allé à terre dès la 1ère étape de ce Tour de France.

Du côté des déceptions, nous pouvons constater que les coureurs qui sortent du Giro sont presque tous relégués loin de la bataille pour le classement général. Si Ilnur Zakarin et Simon Yates sont déjà à plus de 40 minutes d’Alaphilippe, Vincenzo Nibali est lui à près de 15 minutes du leader. Seuls Mikel Landa et Bauke Mollema apparaissent encore dans le top 25. Mais la grande déception de ce début de Tour de France se nomme bien Romain Bardet. Le Français, qui arrivait avec de grandes ambitions, est classé au-delà de la quinzième place à 3 minutes et 20 secondes du coureur de Deceuninck-Quick Step. Si le bilan comptable n’est pas encore irrémédiable puisqu’il se retrouve dans les mêmes temps que Fuglsang ou Uran, c’est le niveau de Bardet qui inquiète. Très loin lors du contre-la-montre par équipe, le coureur de 28 ans n’a pu suivre les favoris à la Planche des Belles Filles, se montrant presque à la dérive sur les derniers mètres de l’ascension. A l’attaque dimanche, il s’est très vite fait reprendre par les équipiers de Geraint Thomas. Il devra rapidement retrouver des jambes pour continuer à avoir un rôle important à jouer dans cette Grande Boucle.

Après ces dix premières étapes, le Tour de France va prendre une autre dimension dans les jours à venir avec la traversée des Pyrénées. Cinq étapes seront disputées avant le prochain jour de repos qui aura lieu lundi 22 juillet. La route jusqu’à Paris est encore longue!

Nicolas Inizan

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