Tony a peut-être glané quatre titres, il a surtout gagné deux amis.

Fraichement débarqué à Charlotte cet été pour rejoindre son pote Nico Batum, Tony Parker a tenu à faire ses adieux à San Antonio, la franchise qui l’a vu grandir et atteindre le sommet.

T.P s’en est allé vers d’autres terres. Après 17 saisons passées à jouer pour la franchise des Spurs, le meneur aux 181 sélections en Equipe de France a rejoint la ville de Charlotte pour une nouvelle aventure. Dans une lettre adressée à sa ville de cœur et postée dans « The Players’ Tribune », Le Texan d’adoption revient sur ses années à San Antonio, Coach Pop, ses camarades de jeu…

« Thank you San Antonio »

C’est avec toute la classe qui le caractérise qu’il a tenu à faire ses adieux à la franchise qui a fait de lui un vrai champion et l’homme qu’il est aujourd’hui. Avec émotion et sincérité, il livre à la ville de San Antonio sa plus belle déclaration. À 36 ans, le nouveau meneur des Hornets a tout accompli sous les ordres de Gregg Popovich. Le sextuple All-star laisse derrière lui de nombreux souvenirs, 4 titres NBA et une lettre écrite avec son cœur.

Gregg Popovich a décidé de me donner une seconde chance afin de lui faire une autre « première impression ».

Plus qu’un mentor, Tony et coach Pop ont noué une véritable amitié

C’est peu dire. San Antonio est sa famille, sa maison où le petit frenchie de 19 ans a marqué l’histoire. Drafté en 28ème position, la carrière de T.P n’a pas été un long fleuve tranquille . Il a pas mal galéré à ses début dans le Texas : « C’était un désastre […] J’ai sans doute joué le plus mauvais jeu de toute ma vie, au pire moment possible, tout ça en face de coach Pop et de tous les autres ». Heureusement, après des workout apocalyptiques, la relation avec Pop s’est nouée et consolidé au fil des saisons : « Pop communique de manière intelligente, c’est une source de motivation géniale et un vrai bon gars […] Tout ce que nous voulions en fait, c’était de gagner des titres ensemble. Il n’y a que ça qui comptait. C’était la façon de procéder de Pop, donc la notre. Il a toujours eu les mêmes principes ».
Le respect est flagrant, d’autant plus lorsqu’il ajoute son grand ami Tim Duncan dans le débat : « Si Tim était la pièce maitresse du programme qu’il avait batti, je dois dire que Pop était le second ». Criant de vérité.

T.P et Timmy lors du dernier sacre des Spurs face au Heat en 2014.

« Tim Duncan est le meilleur joueur et coéquipier avec qui j’ai joué »

For sure. Si Manu Ginobili fait parti de ses grands amis dans le basket et dans la vie, l’importance de Tim Duncan en est une autre. Un monstre sur et en dehors des terrains. Un homme capable d’être froid comme une lame un instant et farceur la seconde d’après. Tony s’est entouré de personnes qui l’ont naturellement poussé vers le haut. Pour son compère de toujours, il ne tarit pas d’éloge : « Nous avions l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, pendant 19 saisons. Etait-il le plus grand ? Je ne sais pas. C’est en tout cas le plus grand avec lequel j’ai pu jouer. Mais il y a une chose que j’aimerais vous dire : Timmy était le joueur le plus facile à coacher de tous les temps. C’était également le meilleur des coéquipiers ».

« Merci aux Spurs pour ces 17 années passées à faire le plus beau métier de la terre »

Les San Antonio Spurs lui ont tout donné et tout appris sur les rudiments du jeu Outre-Atlantique. La culture Spurs ne s’apprend pas, elle se vit. C’est en ce sens qu’il tenait à conclure de la plus belle des manières sur cette ville qui restera gravée à jamais : « Merci à toute l’organisation, depuis le départ, pour avoir vécu  la plus fantastique opportunité de ma vie. Et pour ces 17 années passées à faire le plus beau métier de la terre. […] La vérité, c’est que je sais qu’il est impossible de résumer mon épopée ici avec une simple lettre. Je n’essaierai pas de définir l’homme que je suis devenu. Ce que je sais, c’est que j’ai les Spurs en moi et je remercie San Antonio pour ça. »

C’est sur ces mots que Tony Parker a livré sa plus belle des passes décisives. L’esprit libre, T.P  va maintenant pouvoir se concentrer sur sa nouvelle vie à Charlotte. Les retrouvailles s’annoncent déjà larmoyantes à l’AT&T Center…

Pour les bilingues, voici l’intégralité de la lettre dans « The Players’ Tribune »

Mathieu Berujeau

 

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