Nouvel article de notre partenaire MLS Actus avec un focus sur Edson Arantes do Nascimiento plus connu sous le nom de Pelé. Né au Brésil en 1940 et souvent considéré comme le plus grand joueur de l’histoire du football, Pelé est une légende dans le monde entier. Retour sur une carrière majuscule !

Attaquant du milieu des années 50 au milieu des années 70, Pelé est un demi-dieu au Brésil. Et pour cause. Durant sa carrière, il a remporté trois Coupes du Monde. Une performance jamais égalée. En 1958, à seulement 17 ans, il participe à sa première compétition internationale, aux côtés de Garrincha considéré alors comme le meilleur joueur de la sélection. Absent lors des deux premiers matchs, il ne prend part à la compétition qu’à partir du dernier match de poule. Les premières pages de sa légende s’écriront à partir de la phase à élimination directe ! En quart de finale contre le Pays de Galles, il inscrit son premier en but en donnant la victoire à son équipe 1-0. En demi-finale, le Brésil affronte la France de l’inénarrable Just Fontaine.

Pelé porte la Seleção en inscrivant un triplé et douche les espoirs de l’Equipe de France (5-2). Pelé et ses coéquipiers affrontent la Suède, pays hôte, en finale, devant un public déchaîné. Le Roi n’en a que faire et réalise un récital en plantant un doublé qui contribue grandement à la victoire finale (5-2). Le Brésil remporte sa première Coupe du Monde et Pelé devient une star interplanétaire ! Quatre ans plus tard, en 1962, Pelé dispute sa seconde Coupe du Monde. Une compétition synonyme de réussite collective mais décevante d’un point de vue individuel. Pelé se blesse rapidement et ne disputera plus un match lors de cette compétion. Heureusement pour les Auriverdes, Garrincha prend l’équipe en main et la mène vers un second titre de champion du monde consécutif. De retour au Brésil et après son coup d’arrêt, Pelé enflamme de nouveau les supporters du Santos FC. Il remporte la Copa Libertadores face au CA Penarol avant de s’adjuger la coupe intercontinentale face au Benfica d’Eusebio. Rebelote la saison. Suivante avec une nouvelle Copa et un nouveau titre intercontinentale glané face au Milan AC.

La der des der

Vient l’année 1970, Pelé dispute sa quatrième Coupe du Monde et veut se racheter après l’échec cuisant de 1966. Le Mexique accueille le tournoi et tous les regards sont braqués vers le Brésil de Pelé. Lors du deuxième match de poule opposant le Brésil à l’Angleterre, l’histoire du football se suspend le temps d’une parade aujourd’hui entrée au panthéon ! Pelé pique une rêve ravageuse  mais Gordon Banks, le gardien anglais, en décide autrement. Il repousse le ballon pour signer l’arrêt du siècle. A l’issue de la rencontre remporté finalement 1-0 par le Brésil Pelé déclare : « j’ai marqué un but, mais Banks l’a arrêté ». Mythique.

Pelé réalise une compétition de grande classe et permet à son équipe dans un premier temps d’accéder à la finale face aux Italiens. Lors du dernier match de la CDM remporté 4 buts à 1, il gratifie la planète d’une prestation XXL. Le roi termine la compétition avec 4 buts et 5 passes décisives et le titre de meilleur joueur de la compétition. Ses adversaires sont ébahis par ses performances. Tarsciscio Burgnich défenseur italien a déclaré après la finale : « Avant le match, je me disais : il est en chair et en os, comme moi. J’ai ensuite compris que je m’étais trompé ».

En 1971, Pelé a 31 ans et a tout gagné avec sa sélection et avec son club de Santos. Sa réputation dépasse largement les frontières brésiliennes. Il est une icône mondiale. Il annonce dans la foulée et à la surprise générale sa retraite internationale. Le public le supplie de rester mais rien n’y fait, sa décision est prise. Trois ans plus tard, à la fin de l’année 1974, il annonce officiellement sa retraite sportive. L’annonce est vécue comme un choc. Mais l’histoire en décide autrement… Pelé se rend compte que ses affaires vont mal et que ses dettes colossales ne lui permettront pas de passer une retraite sereine.

Pele sous les couleurs des New York Cosmos

Road to New-York

En juin 1975, il paraphe donc un contrat au Cosmos de New-York pour découvrir le second et dernier club de son immense carrière. Sa signature contribue grandement à l’essor du football aux Etats-Unis qui était jusqu’à alors resté confidentiel. Pelé s’installe à New-York pour y démarrer une nouvelle vie et finir sa carrière en beauté. Sur un plan sportif l’échec est cinglant mais d’un point de vue économique l’opération est juteuse. Lors de chacune des rencontres disputées le stade est comble, du jamais vu pour du Soccer ! New-York se presse pour venir s’extasier devant les prouesses du joueur brésilien.

A l’orée de la 3ème saison de Pelé aux Etats-Unis,  le projet new-yorkais prend une nouvelle dimension. Les matchs du Cosmos sont disputés au Giants Stadium. Un écrin flambant neuf inauguré en 1976 et pouvant accueillir plus de 75 000 spectateurs. Ajoutez à cela les signatures du Kaiser Frantz Beckenbauer et du Brésilien Carlos Alberto et vous obtenez une perspective d’avenir alléchante.. Pour la première fois depuis l’arrivée de la légende brésilienne, l’équipe est à la hauteur de ses ambitions sportives. Elle parvient à se hisser en finale du  Soccer Bowl, la finale de la NASL (l’ancêtre de la MLS) et le Cosmos remporte, finalement, la finale 1977 face au Seattle Sounders.

Des adieux à l’image de sa carrière

Après avoir conquis le Brésil et le monde entier, Pelé devient une icône aux USA. Il soigne sa sortie de la plus belle des manières et peut prendre sa retraite, à 37 ans, le cœur léger. À grand joueur, grand hommage ! Pelé organise son jubilé au Giants Stadium avec un match opposant Santos au New York Cosmos devant près de 75 000 personnes. Pelé joue la première mi-temps sous les couleurs de la franchise de New-York avant de renfiler la tunique de son club de cœur en seconde période. A l’issue de cette rencontre, l’émotion est palpable. Ses amis le hissent en héros pour un tour d’honneur à l’image de sa carrière : démesuré ! Pelé ne peut retenir ses larmes et dit, pour de bon, adieu au football !

La carrière de Pelé n’a pas seulement marqué l’histoire du football, mais l’Histoire avec un Grand H ! En 1977, l’ambassadeur du Brésil déclarait : « Pelé a joué 22 ans au football et durant cette période, il a fait plus pour l’amitié et la fraternité que n’importe quel autre ambassadeur ». Le 1er octobre de cette même année, les Nations unies lui décernent le titre de « Citoyen du monde ». Il décide alors de s’engager dans des actions liées au football et à l’humanitaire. Le reste de sa vie sera consacrée à l’éducation et à l’intégration par le football !

Un immense joueur et un grand homme qui a accumulé les records tout au long de sa brillante carrière. Au total, Pelé c’est 1281 buts en 1363 matches et 92 sélections internationales pour 77 buts. Tout simplement bravo !


 Le petit +

En 1969, les médias brésiliens ne tiennent plus ! Pelé est à 999 buts en carrière. Tout le monde attend le 1000ème avec une impatience folle… Pelé fait durer le suspense, avant de délivrer une foule en délire avec un penalty transformé contre Vasco de Gama. Pelé entame un tour d’honneur devenu légendaire qui interrompra le match durant 20 minutes. Une scène hallucinante. 

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