Ferrari n’a pas dit son dernier mot sur la pénalité infligée à Sebastian Vettel lors du GP du Canada.

Pénalisé de 5 secondes lors du grand-prix du Canada pour un retour en piste jugé dangereux et surtout ayant annihilé un dépassement de Lewis Hamilton, Ferrari décide de contre-attaquer. Le sentiment d’injustice est donc toujours présent au sein de la Scuderia Ferrari et celle-ci compte bien utiliser tous les moyen pour que (sa) justice soit faite.

La loi, c’est la loi !

Avec l’appui du du Code Sportif International de la FIA, Ferrari espère exercer son droit à la révision de la pénalité. Attention, ce droit n’est en aucun cas un appel  de la décision puisque ce recours n’existe pas en Formule 1. Ferrari avait d’ailleurs été débouté par les instances suite à une demande d’appel exercée à la fin du grand-prix.
Quelle est donc la différence ? Elle est infime. La révision est donc un recours permettant au plaignant d’apporter des éléments n’étant pas à disposition des commissaires lors de la prononciation de la sanction.

Quelles seraient les nouvelles pièces ?

La pénalité infligée à Sebastian Vettel s’appuie sur la notion de retour en piste. Le « retour de la discorde » a été jugé « dangereux et a conduit Lewis Hamilton à sortir de la piste ». Pour faire simple, en faisant ce retour, Vettel aurait « fermé la porte » à Hamilton.
Que peut donc présenter la Scuderia pour obtenir un jugement en sa faveur ? Concrètement, les solutions ne sont pas légion. La demande devrait s’appuyer sur les données télémétriques. Si Vettel était contraint de faire un retour en piste durant ce 48ème tour, il n’en est pas moins soumis à l’obligation de laisser la place à la voiture poursuivante. C’est sur ce dernier point que les données télémétriques peuvent influencer la décision. En cas d’un ralentissement significatif de la monoplace de Vettel lors de son retour en piste, Ferrari pourrait ainsi prouver la bonne foi de son pilote et faire de cet incident une simple « occasion de dépassement » manquée par Hamilton.

Plaidoirie recevable ?

Ce nouvel épisode fera encore couler beaucoup d’encre. Les réactions post grand-prix étaient diverses et variées, elles le seront tout autant après la décision des commissaires sur cette demande de révision. Il est a ce jour bien difficile de se prononcer sans avoir connaissance des éléments. Une chose reste certaines : la première victime reste le sport.

Au stade d’étude, la demande de révision devrait tout d’abord obtenir un accord de recevabilité des commissaires pour ensuite faire place à un verdict. Une fois de plus, le sport est otage de procédures à rallonge et de règlements devenus trop répressifs. Si le fantasme de la sécurité absolue a permis a de nombreux pilotes de rester indemne, il ne doit cependant pas nuire à la course. Sur ce dernier point, les « anciens » seront bien d’accords ! 


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