Habitué au partenariat avec le FC Barcelone, c’est Philippe Coutinho qui fait la couverture de l’édition 2019.

Nouvelle rentrée, nouveaux jeux de sport. Dans la bataille entre PES et FIFA, c’est le premier qui ouvre le bal. Sorti le 30 août, Konami a mis les petits plats dans les grands pour l’édition 2019 et se présente comme la vraie alternative à son concurrent direct qui sortira le 28 septembre. Il a maintenant un mois pour convaincre.

FIFA ? PES ? Electronic Arts ? Konami ? Etats-Unis ? Japon ? Ketchup ? Wasabi ? Allez, on ne va pas vous refaire Pearl Harbor et puis Josh Harnett est tué dans le film. C’est dit ! Finies les vacances, vous pouvez d’ors et déjà fermer les volets, faire chauffer les manettes et dépoussiérer la machine. La rentrée est déjà actée pour les fans de la franchise japonaise. Chaque année c’est la même rengaine, qui de FIFA ou de PES va proposer la meilleure édition ? Premier verdict avec PES 2019.

Retour à la coolitude PES

Le cru 2019 s’annonce palpitant. En devançant son éternel rival, la franchise nippone laisse le temps au joueur de s’acclimater aux évolutions de PES et pourquoi pas changer de camp. Autant le dire, PES regagne un peu de terrain depuis l’édition 2018 (et aussi un FIFA 18 décevant). La version précédente avait effectué en virage à 180 degrés pour proposer au public un opus de qualité et s’imposer comme l’outsider idéal au mastodonte FIFA. Depuis plusieurs années, EA avait retrouvé son leadership qu’il avait quelque peu perdu depuis début 2000 avec le dantesque ISS pro Evolution soccer et la suite qu’on connait. Mais les fans se sont perdus dans les choix des développeurs de Konami, littéralement absorbé par le géant américain. Tout ça pour quoi…? Mieux préparer son retour…

Vous avez aimé Michael Kruger, Roberto Larcos et London FC*, vous aimerez PES 2019 !

Autant commencer par les mauvaises nouvelles. Le jeu a perdu les licences de la Ligue des Champions et de l’Europa Ligue. Il subsiste encore de gros manques concernant les grands championnats européens tels que La Liga et la PremierLeague où les noms officiels des clubs et stades ne sont pas tous présents. Si toute la Serie A dispose de toutes les licences à l’exception de la Juve (rebaptisée PM black White) ainsi que Barcelone, Liverpool et Arsenal. Le gros hic reste le championnat Allemand où vous ne pourrez jouer qu’avec Schalke et le Bayer Leverkusen. Plutôt maigre. Cela dit, vous pourrez vous faire plaisir avec le championnat brésilien, l’Eredivisie néerlandaise ou encore la Jupiler Pro League belge. Mais rassurez vous, vous pourrez bénéficier des patchs déjà disponibles qui corrigeront tout ceci. Enfin le Bayern et le Borussia ! Hallelujah ! Enfin si vous êtes sur PC et Playstation 4, la communauté Xbox étant exclu…

Et c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud !

A l’heure où j’écris cet article, je ne sais pas vous mais les émotions d’antan me reviennent à l’esprit. De prime abord, les sensations de jeu sont plutôt bonnes et l’envie de progresser nous gagne dès les premières touches de balle. Plus maîtrisées, les actions demandent plus de construction et sont donc plus lentes. On se rapproche petit à petit de la simulation. La prise en main est immédiate, on se rappelle aux bonnes heures de Winning Eleven** qui avait bluffé tout le monde à l’époque. Les mouvements sont réalistes et complets. Par exemple, les  talonnades sont moins précises qu’un plat du pied, les contrôles plus compliqués qu’avant. C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. De plus, les frappes sont astucieuses et retranscrivent bien les situations de jeu. Le point noir : pour marquer au delà des 16 mètres, il va falloir vous accrocher tant la tâche est ardue. D’autant plus que les défenseurs vous collent aux basques comme des mouches sur une bouse malgré vos déplacements. Bien entendu, il ne ravira pas tout le monde, c’est normal mais il se démarque suffisamment de FIFA tant le gameplay est différent.

Tu t’es vu quand y’a but ?

Côté graphisme et réalisation, c’est superbe : la modélisation des joueurs, l’éclairage. Le contenu s’avère réaliste et convaincant. Même si c’est un peu trop poli par moment voir artificiel. Les animations entre les différentes actions, les enchaînements dans les phases de jeu ainsi que les célébrations font preuve de fluidité. De plus, la neige revient faire son apparition pour notre grand bonheur. Côté son, les stades s’animent à merveille et vous pourrez vivre les ambiances des plus grands matchs comme si vous y étiez. Seule ombre au tableau, les commentaires sont toujours désuets et pas sûr que notre gentil Darren Tulet revienne donner de la voix la saison prochaine…

PES revient en force depuis l’an dernier. Konami nous livre un opus de qualité qui saura ravir les fans de la première heure. Certes, il reste encore des choses à travailler et le manque de licences empêchera sûrement les amateurs de FIFA de changer de camp. Mais la comparaison peut se faire et EA Sports a maintenant son rival dans le rétroviseur. Pour un cru 2019, c’est plutôt pas mal. En attendant FIFA en fin de mois, pas impossible que vous tentiez l’aventure PES. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

* Noms célèbres de joueurs et d’équipes rebaptisées par PES

** Version japonaise de Pro Evolution Soccer 

Mathieu Berujeau

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