Lenny Chevaux ancien athlète de l’équipe de France d’haltérophilie, avec un palmarès digne de ce nom, nous explique de son point de vue de coach et préparateur physique la complémentarité entre le Crossfit et l’haltérophilie.

Vous souhaitez vous perfectionner, en savoir plus ? Alors cette interview est faite pour vous !

1. Pour commencer, peux-tu te présenter ainsi que ton parcours ?

Lenny, 29/01/81, ancien athlète de l’équipe de France De 1997 à 2011 en catégorie +105kgs. Meilleure performance à l’arraché avec 161 kilos et 202 kilos à l’épaulé-jeté. 6e place au championnat d’Europe en 2011 à Kazan (Russie).

Entraîneur des équipes de France cadets juniors et +23 ans de 2008 à 2013 (stages, compétition durant les vacances scolaires).

Également entraîneur de l’équipe de France senior pour la préparation des jeux de 2016 et entraîneur d’Anaïs Michel, championne d’Europe en 2017 (-48kgs).

Concernant mes diplômes, j’ai mon Brevet d’Etat 2e degré HACUMESE + Licence STAPS «entraînement sportif», le concours du professorat de sport.

J’ai été préparateur physique de basketteurs pro, combattants de mma, footballeurs pro et natation.

Actuellement coach à Crossfit G-steel.

2. Comment es-tu devenu coach au sein d’une box de crossfit ?

Mon actuel employeur souhaitait il y a 3 ans avoir un travail spécifique et de qualité sur la partie haltérophilie qui est très importante dans le crossfit. Après s’être renseigné auprès de quelques personnes sur l’orléanais mon nom est revenu plusieurs fois. Nous nous sommes rencontrés et notre vision de la performance et de l’importance du travail technique était similaire. De plus dans une démarche de respect de l’intégrité physique des pratiquants, il était indispensable de présenter un travail de qualité. On a trouvé un accord et l’aventure a commencé !

3. En quoi est-il intéressant pour un haltérophile de pratiquer les fameux « wods » du crossfit et inversement ?

Il y a 2 raisons à mes yeux :

Tout d’abord lors d’une période de PPG (préparation physique général) et avec des wods tournés vers l’haltérophilie, on pourra travailler de manière plus spécifique son cardio. Ce travail cardio permet d’obtenir avec le temps une meilleure récupération durant les séances plus spécifiques. Une fois de plus cela peut être travailler loin des compétitions et de manière construite dans la planification.

Aussi l’haltérophilie est un sport d’intérieur où l’essentiel du temps est passé à travailler sur du soulevé de barres et d’un renforcement musculaire. Les wods permettent une approche plus ludique et différente du dépassement de soi, avec d’autres exercices qui augmentent la diversité du travail et limite la monotonie !

4. La pratique régulière des deux sports est-elle viable à long terme ? (Risques de blessure, évolution…)

La pratique des 2 disciplines est viable sans aucun doute, elle demande quelques conditions : Premièrement une programmation adaptée qui permet au corps de récupérer, également une hygiène de vie et enfin une motivation et un investissement important.

Bien sûr si l’un de ces paramètres est mis de côté et que l’entraînement est intense alors on peut avoir des risques de blessures ou même une stagnation de la progression.

5. D’après tes compétences d’entraineur, que recommandes-tu pour un athlète qui souhaite évoluer en haltérophilie tout en continuant le crossfit ?

Un athlète qui souhaite progresser en haltérophilie tout en continuant le crossfit doit avoir une programmation adaptée. Travailler les points faibles tout en stabilisant les points forts… On ne peut pas tout développer en même temps ! Il faut se fixer un à 2 objectifs de compétitions dans l’année. Puis mettre en place une trame permettant un développement réel des facteurs à améliorer. On ne progresse pas en haltérophilie avec une séance par semaine, il faut s’entraîner mieux et plus en mettant de côté sur une période variable les points forts (tout en effectuant quelques rappels rapides pour ne pas perdre le travail effectué). Travailler sous forme de cycles d’entraînement où la charge sera importante en haltérophilie loin des compétitions, et en rebasculant sur du crossfit à l’approche des compétitions avec des transitions. On ne passe pas du tout au rien !

C’est sur cette conclusion que nous remercions Lenny pour le temps accordé et ses réponses enrichissantes. Comme le montre l’interview, le travail de qualité et le respect de l’athlète est très important pour adapter son parcours sportif au gré de ses envies et objectifs.

Cette interview vous a plu ? Vous avez des questions ? Faites le nous savoir en commentaire !

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