Cette année à Roland-Garros, on célèbre le 10ème anniversaire de la défaite la plus surprenante de l’histoire de ce Grand Chelem. Il y a 10 ans, le 31 mai 2009, Rafael Nadal s’inclinait en huitièmes de finale face à Robin Söderling 

C’était a priori une rencontre comme une autre pour Rafael Nadal. Le Majorquin se présentait en huitièmes de finale fort de ses 4 titres sur la terre battue parisienne en autant de participations, de ses sacres à Wimbledon, à l’Open d’Australie ou encore de sa monstrueuse série de 32 sets remportés d’affilée. Excusez-nous du peu…

Le super-héros Robin

Face à lui se présente Robin Söderling, 25ème joueur mondial et récente victime du tenant du titre espagnol un mois plus tôt à Rome (6-1 / 6-0). En bref, une partie de plaisir pour le favori de la compétition. Et pourtant, tout ne va pas se passer comme prévu. Pendant près de trois heures et 30 minutes de jeu, le Scandinave va marteler Nadal avec son coup droit dévastateur et un service tournant autour des 220km/h. Pour son tout premier huitième de finale en Grand Chelem et à Roland-Garros, le Suédois a récité sa partition à la perfection et n’a laissé aucune chance au souverain des lieux.  Une victoire acquise en 4 sets qui laisse le monde du tennis sans voix (6-2, 6-7, 6-4, 7-6).

“Battre le meilleur joueur de terre battue de tous les temps à Roland-Garros, c’est énorme”, avait déclaré le vainqueur après le match. “Je n’ai pas pu y croire quand j’ai marqué le dernier point. C’est un rêve devenu réalité”.

Nadal de son côté, défait en finale à Madrid face à Federer quelques semaines plus tôt, chute pour la première fois chez lui à Roland-Garros. “Je n’ai pas joué mon meilleur tennis, je n’ai même pas joué mon tennis du tout”, affirmait le numéro un mondial de l’époque. “Je n’ai pas attaqué, j’ai joué très court, je lui ai rendu les choses faciles. Quand on joue mal, il est normal de perdre. C’est dur de perdre dans un Grand Chelem, surtout dans celui où on a les meilleures chances de gagner. Mais ce n’est pas une tragédie, il fallait bien que ça arrive un jour ». Le Majorquin a préféré relativiser et se concentrer sur l’avenir. Résultat ? Des victoires finales en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2017 et 2018.

« Rien ne ressemble plus à un homme qu’un roi » avait déclaré Charles XII, roi de Suède. Son homologue Sõderling a confirmé, de la meilleure des façons ses dires.

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