Une semaine après la mythique course du Roc d’Azur, Baptiste Blasco nous partage son expérience et sa joie d’avoir participé à cet évènement incontournable des fans de VTT.

Après les 24h de Touraine, tu as participé à la mythique course du Roc d’Azur. Peux-tu nous parler de cette épreuve ?

Cette course, j’en ai entendu parler depuis une décennie puisque mon père effectuait son 10ème Roc cette année. C’est LA course mythique de VTT en France. On m’avait expliqué la difficulté et les exigences de ce parcours. Pour s’en rendre compte, il faut y participé au moins une fois dans sa vie. C’est une course fabuleuse, un parcours magnifique, et une ambiance géniale.

Avant le départ de la course as-tu repensé à ta précédente blessure ou étais-tu focalisé sur ta performance du jour ?

Absolument pas, j’étais focalisé sur cette course et sur cet objectif, qui était principalement de prendre du plaisir.

Quelles ont été tes sensations durant le parcours ?

Sur cette course, je suis passé par toutes les sensations. Une grosse excitation au début et notamment sur la ligne de départ où j’étais aux côtés de mon père. Je prends un bon départ et passe dans les 20 premiers de ma vague (la 6ème sur 8 au total) au bout de la ligne droite. Une sensation indescriptible de retrouver l’adrénaline des départs de courses.

Le parcours étant très exigent, comme je le disais précédemment, tu passes par des moments où tu es bien physiquement et d’autres où tu es à l’arrache totale. Mais je crois que ce sont ces sensations qui me font monter sur un vélo.

Tu m’as expliqué en amont avoir été retardé par l’évacuation d’un coureur pendant près de 45min. Comment as-tu géré la situation ?

À ce moment-là, tu ne gères rien du tout malheureusement. Tu prends ton mal en patience. Le fait de partir sur les dernière vagues, n’a pas aidé. Etant donné qu’il y a déjà énormément de monde sur le parcours (500 coureurs par vague). Tu as forcément plus de chance de tomber sur ces situations. Le parcours est composé de gros dénivelés positifs mais également de grosses décentes techniques. Avec le manque de lucidité, dû à la fatigue, cela provoque parfois des grosses chutes. C’est ce qu’il s’est passé. Mais le Roc d’Azur, c’est aussi une très grosse organisation et des secouristes au top, qui gèrent ces situations de la meilleure des manières.

Contrairement au Touraine et ta blessure, tu es parvenu à terminer la course en 4h34min et 20 secondes avec une 1917ème place sur plus de 4000 participants. Que retiens-tu de cette course ?

C’était une course mythique et je suis heureux d’y avoir participé. Elle est déjà coché sur le calendrier de l’année prochaine. Et cette fois-ci, je vais faire en sorte de passer sous la barre symbolique des 4h. Ce qui est largement faisable puisque sans cet arrêt, c’était fait. Mais c’est aussi ça la course.

Quels sont tes objectifs pour cette fin d’année 2019 ?

Pour cette fin d’année, nous avions prévu quelques randonnées, de nuit pour la plupart. Mais nous allons réfléchir avec l’équipe, sur la nécessité ou non d’y participer. Cette année a été chargée, puisque qu’il y a pile un an je remontais pour la première fois sur un vélo depuis plus de 10 ans. En une année, nous avons effectué la Traversée Bike Coeur, au profit de Jérôme Chotard (pour lui financer une prothèse de bras), participé au 24h de Touraine, effectué le Roc d’Azur … Quelques milliers de kilomètres … Il est peut être temps de se reposer, pour préparer au mieux l’année 2020, qui s’annonce, elle aussi, chargée.

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